7 émotions en séries !

A ce jour, il a été montré que 7 familles d’émotions partagent une expression faciale universelle.

C’est-à-dire que quelles que soient sa culture ou ses origines, chaque individu :

  • exprime cette émotion de la même manière sur son visage.
  • et qu’il est capable de reconnaître et d’interpréter cette émotion sur le visage de quelqu’un.

Sur le modèle de l’article de blueedel des séries et des émotions , les voici déclinées à travers 7 mini séries :

– Le Bonheur : Atlantis

Une série familiale que j’adore regarder avec mes enfants. Les intrigues sont standards et éculées mais elles sont relevées par un humour potache et cabotin, qui rend les personnages adorables et attachants. Certes il y a de la naïveté, voir même de la niaiserie, mais ça passe très bien avec de l’humour et du second degré. Bref un bon moment en famille à chaque épisode. Si c’est pas le bonheur ça🙂

Serie_Atlantis
– La Tristesse : Downtown Abbay

Tout comme le réalisateur d’Iron Man 1 et 2 (que l’on voit pleurer dans le troisième opus depuis son lit d’hôpital, devant une épisode de la série), que de tristesse ressentie au fil des saisons. Une tristesse enrobée dans une *jelly* Romanesque et un Romantisme à l’eau de rose – avec quelques résolutions pleines d’un Sentimentalisme mentholée, que même la réglisse la plus amer ne parvient pas à gâcher. Bref de la tristesse qui parvient vaguement à m’arracher quelques larmes de crocodile (Des crocodiles Haribo bien entendu).

Serie-Downtown
– La Colère : House of card

Difficile de ne pas ressentir de la colère face au machiavélisme des personnages qui est décortiqué à travers cette superbe satyre du système politique Américain- avec en sus une critique des médias et d’une certaine *soumission* à ce système. Certes la série force le trait et verse dans une certaine caricature parfaitement assumée par les acteurs, avec des intrigues et des rebondissements très scénarisés, mais elle dégage néanmoins une impression de réalisme crue, avec son humour noir plein d’esprit. J’ai donc souvent ressentit de la colère à voir la « justice » et les « idéalismes » bafoués, même si c’est fait avec beaucoup de classe et de style grâce des personnages odieux qui finissent par être attachant… ça énerve encore plus :) mais par bonheur, la morale reste presque sauve puisqu’ils paient souvent leur « méchanceté » au prix fort – je ressens donc de la colère mais j’en redemande – un exutoire complice avec le « mal »🙂 – et un bon moyen de garder les yeux ouverts et du recul, sur ce que l’on nomme la Démocratie.

Serie-houseOfCard

– Le Dégoût : The War / Band Of Brother / The Pacific

Le dégout pour la guerre à travers The War, un documentaire fiction dont j’ai déjà parlé dans un article précédent et qui a inspiré les deux mini-séries produites par Steven Spielberg et Tom Hanks (Band Of Brother puis The Pacific). Ces trois séries présentent l’horreur de la guerre à travers le témoignage des soldats, mais aussi de civils restés à l’arrière et de son impact sur la société en général, puisque cette seconde guerre mondiale a provoquée de profonde mutation : Géopolitique (Création de l’OTAN et de l’Europe) et avancées Sociales (Droits des femmes, des noirs d’Amérique, sécurité sociale en France etc.). Dommage qu’il ait fallu passer par tant d’horreur pour faire évoluer nos sociétés et de constater qu’aujourd’hui, les leçons du passés semblent se perdre dans l’oubli. Une fois de plus, l’idéale de paix en Europe, la tolérance entre les nations ou les peuples, la justice sociale etc. tout cela passe à la trappe pour cause de guerre économique à l’échelle du monde, des marchés à conquérir, des batails de territoires ou des conflits d’intérêts pour les matières premières (Eau, gaz, pétrole, le sable même etc.)– avec une résurgence de l’extrême droite en prime. Bref – ces séries sont une bonne piqure de rappel sur ce que ces guerres – sous toutes leurs formes – rapportent en *bien* ou en *mal*… avec un coût en souffrance humaine exorbitant L

TheWar-Poster

– La Peur : the Killing

Cette série policière est vraiment l’une des meilleurs du genre. Je n’ai pas encore trouvé meilleur que les deux premiers volumes qui s’étalent sur 20 épisodes. La peur qui caractérise la série est particulière et se distingue de bien des autres. Car souvent, les séries (Notamment horrifiques) qui cherchent à susciter la peur, le font avec des effets de foires basés sur la surprise et l’inattendu. Et la peur ressentie s’inscrit alors dans l’instant et s’oublie très vite. Dans the Killing, la peur passe par l’identification aux personnages, qui si elle a lieu, s’insinue plus profondément. Les moments de peur (Au sens courant du terme) sont assez rare, mais quand ils ont lieu, l’émotion est plus marquante et dure bien au-delà des épisodes. Notamment parce que la peur en question est liée à des questions profondes, loin des effets de manches : peur qu’il arrive du mal à des êtres chères, à soit même, peur de la mort (physique) mais surtout de la mort sociale ou professionnel, ou la peur de rater sa vie ou son existence, l’éducation de ses enfants etc… toutes sortes de thématiques auxquels les nombreux personnages sont confrontés à travers le fil rouge de l’enquête, et qui atteignent leur point d’orgue dans des dilemmes moraux.

Serie-TheKilling20
– La Surprise : Sherlock

Et oui, Sherlock ou le renouveau d’une recette usée jusqu’à la corde. En soit c’est une surprise, mais au-delà du Concept, c’est la construction narrative de la plupart des épisodes qui crée la surprise parce qu’ils sont atypiques et déstructurés (par rapport aux canons du genre) et c’est ce qui fait toute la force de la série (Notamment dans la troisième saison). Les auteurs entretiennent et réussissent à maintenir les effets de surprises par un jeu de fausses pistes et de leurres qui au final forment un Puzzle qui retombe en général admirablement sur ses pieds (A quelques bémols près). Mais face à de telles intentions et au plaisir d’être surpris en permanence, on ne peut qu’accepter des passages brouillons ou quelques incompréhensions. Quant au choix des acteurs et de leur jeu, il est tout simplement parfait dans le cadre de ce pastiche :)

Serie-sherlock-poster-08

– Le Mépris : Games of thrones

J’adore cette série malgré une certaine constance à développer cette émotion. On ressent du mépris pour certains personnages et la série fait tout pour développer ce sentiment chez les personnages, avec une vision très noire et pessimiste du genre humain. J’ignore si c’est une constante des romans (Que je n’ai pas lu) mais en tout cas les scénaristes semblent reproduire une formule à risque sur la durée. Car le développement d’une sempiternelle noirceur – sans échappatoire – et le travail de sape réalisé pour dynamiter toutes les espérances des personnages, au nom d’une réalité à laquelle on ne pourrait échapper qu’en répondant par le mépris des autres (C’est d’une certaine façon ce que le Limier enseigne à Aryas dans la saison 4)- cela pourrait finir par me lasser. Car jusqu’à maintenant, il n’y a aucune échappatoire au tragique. Ce poster de la saison 4 (ci dessous) en fait même une marque de fabrique qui appauvrit les ressorts scénaristiques du récits et rend les résolutions de tel ou tel personnage de plus en plus évidente. Au final, une série qui cultive et abuse un peu trop du mépris à mon goût, mais dont la qualité de production me donne envie de voir la suite avec impatience🙂

serie-game-of-thrones1

9 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. blueedel dit :

    Whaouuuu, bravo, bel exercice !!! The Killing, super choix ! Rhooo c’est bien ton article😉

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  2. culturieuse dit :

    Jolie idée que cet article! Dommage que les séries ne me branchent pas. Ah non, on m’a offert Mad men et j’ai aimé. Mais il paraît que les séries sont souvent plus créatives et intéressantes que les blockbusters, car il y a moins de pression sur leur production.

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    1. egouvernaire dit :

      La j’ai surtout mis des mini séries – c’est à dire des séries qui misent bout à bout forment une histoire comme un long film. J’aime moins les séries dont chaque épisode est « autonome » avec un maigre fil rouge entre chaque.

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  3. Escrocgriffe dit :

    Une belle sélection ! Pour répondre à Culturieuse, les séries HBO sont très souvent des chef- d’oeuvres sans équivalent sur le grand écran, je te recommande chaudement « Six feet under », « les Sopranos », « The Wire », « Rome »… Pour en revenir à l’article et plus spécifiquement « Game of thrones », je n’ai pas lu les romans mais la question que je me pose c’est « il y aura-t-il seulement un survivant ? ».

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  4. Escrocgriffe dit :

    J’oubliais « Breaking Bad », un autre chef-d’oeuvre…

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  5. Pimpf dit :

    wow ben je venais juste de te tagger sur le sujet, tu m’as devancé, très belle sélection et explication😉
    http://pimpfdm.net/2014/07/06/des-series-et-des-emotions-tag/

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    1. egouvernaire dit :

      J’ai suivi et adoré les même série dans la jeunesse. Alors par rapport à ta liste je rajoute Buck Rogers pour le bonheur ! Bididididi Buck !

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      1. Pimpf dit :

        Il fait aussi partie de mes favoris et dans la nombreuse liste que j’ai cité en fin mais difficile d’en choisir qu’un seul. J’ai gardé un très bon souvenir de Gil Gerrard dans le rôle du capitaine Buck Rogers. Dommage que la saison 2 n’ai jamais été éditée en France j’ai pris la version UK.

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  6. egouvernaire dit :

    J’ignorais qu’il y a avait une saison 2🙂

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